sortir de l’hystérie

Des médecins généralistes commencent à faire entendre leurs voix à propos de la manipulation médiatique qui a plongé le pays dans une hystérie collective sans fondement et rappellent quelques règles de bon sens. Ici un médecin généraliste de Paris témoigne dans le Point :

« C’est terminé, je n’applaudirai plus mes confrères, le soir, à 20 heures. Ça va sûrement choquer que je dise ça, mais ceux qui se font passer pour des héros abusent. Personnellement, je n’ai juste pas fait grand-chose, par rapport à d’habitude. Pour être honnête, je ne suis pas submergée et je ne l’ai jamais été.

« Certains médecins détournent à présent leur savoir et leur pouvoir pour alimenter une psychose collective qui va nous coûter cher sur le plan médical, social, psychologique et économique. »

« Notre boulot de médecin, c’est aussi de rassurer les gens. En tout cas, ce n’est certainement pas d’affoler la population au moment où beaucoup hésitent à renvoyer leurs enfants à l’école et à reprendre le travail. Tous les jours, je vois défiler dans mon cabinet des gens angoissés. L’autre jour, un étudiant en panique m’a confié ne pas être sorti de son studio durant six semaines, pas même pour aller faire ses courses. Des profs, des salariés me demandent des certificats pour ne pas retourner travailler. Je vois des patients effrayés, renfermés sur leurs angoisses de mort, qui préfèrent tout arrêter, garder leurs enfants à la maison plutôt que de ressortir, vivre, bosser, retrouver leurs proches et leurs amis. Je trouve ça triste. Quand on est en bonne santé, on ne devrait pas se complaire dans le confinement, le repli et la docilité. »

La santé est un tout. Ce n’est pas seulement se prémunir d’une maladie ou d’une infirmité, c’est être bien dans son corps, sa tête, son environnement social et familial. On a sacrifié tout ça, et c’était nécessaire pour lutter contre cette fichue maladie, mais ça ne peut plus durer. Aujourd’hui, nous devons être raisonnables et ne pas oublier cette vision globale de la santé, si nous voulons tenir dans la durée.

Notre boulot, c’est aussi de faire en sorte que la vie redémarre. Pas de faire peur aux gens à la télévision. Nous devons être des filtres, pas des générateurs d’angoisse. »

 « Quand on vous prend votre liberté, qu’on vous oblige à mettre un masque dans les transports, même si c’est indispensable, ce n’est pas quelque chose de normal, ni d’anodin. On a le droit de dire qu’on n’est pas content, qu’on est en colère, que c’est dur. On a le droit de se plaindre, ça fait du bien. C’est ce que je fais avec ma petite bafouille. »

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