l’Eglise face au Covid 19

Pour la première fois de toute notre histoire, et alors que nous avons traversé des crises bien plus périlleuses, que nous en sommes bien souvent sortis par la prière et toujours avec l’aide de Dieu, les portes des églises resteront fermées pour la fête de Pâques !

Ce peut-il qu’au moment où nous en avons le plus besoin, l’Église nous abandonne ?! NON car les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre Elle !

Trump veut voir les églises pleines pour Pâques, Dieu l’entende !

l'épidémie de la peur

Un virus a traversé les âges, c’est celui de la peur…

La peur est mauvaise conseillère car elle nous fait perdre notre dignité, nous rend stupide et violents. Aujourd’hui elle paralyse toutes nos activités et menace notre santé mentale par un enfermement abusif !

Le curé enragé met les choses en perspectives et fait le point sur ce virus bien plus dangereux que celui qui hante les média et les cercles politiques. C’est la perte de Dieu qui augmente la peur et notre abaissement à devoir constater que nous ne sommes pas tout puissants !

celui qui contrôle la peur des gens, devient ministre de leur âme (Machiavel)

La sérénité se trouve dans la foi ! L’Eglise n’a jamais eu peur d’affronter la maladie…

Ne nous laissons pas voler notre espérance !

Une vie cloitrée

Quelques aspects oubliés de la vie claustrale que mènent les moines dans les abbayes, les couvents, pourraient nous aider à traverser l’épreuve du confinement et trouver des vertus à la solitude et à la séparation :

1 la clôture : est un enfermement qui interdit l’accès aux étrangers, qui sépare le reclus du monde extérieur et réserve les lieux aux seules personnes autorisées leur garantissant une retraite parfaite ! C’est dans les cloitres que le confinement le plus total est assuré, un confinement qui ouvre grand les portes vers le ciel et permet de gouter les choses d’en haut ! dans l’allégresse vous puiserez l’eau aux sources du salut (Isaïe 12 3).

2 la cellule : la cellule est pour moi un ciel, c’est un lieu solitaire, sans décor ni fioritures, dans lequel, orné du seul crucifix, on apprend, seul face au mur, à se concentrer sur son coeur et à mieux se connaitre … c’est un lieu d’extreme liberté !

3 le silence : il écarte tous les bruits parasites qui empêchent de déconfiner le coeur et ne permettent plus de s’entendre penser. Si tu veux voir écoute disait st Bernard car c’est en écoutant qu’on apprend et par conséquent que l’on comprend !

les moines Chartreux au delà du silence

4 la lecture : le meilleur des livres, la Bible qui est le seul livre qui parle ! et, en ces temps de calamités, le passage sur l’Apocalypse est particulièrement recommandé … et puis tous les livres qui permettent de s’extraire de la pensée dominante.

5 la prière , réciter le chapelet, prier pour ouvrir son coeur à Dieu, le remercier et lui rendre gloire !

Plutôt qu’une punition, le confinement peut donc être une grâce à ne pas gâcher !

St Joseph, le père protecteur

St Joseph (celui qui sait) et son bâton fleuri ! st Joseph, le charpentier, le patriarche intérieur, celui qui s’effaça devant Dieu afin que Marie puisse enfanter du fils de Dieu et que puisse s’accomplir son plan. St Joseph celui qui se tait, le plus juste et le plus chaste des hommes, gardien des familles, père nourricier du Christ, époux et contemplatif et puis st Joseph qui prend soin des malades, celui qu’on invoque toujours dans les moments difficiles !

G Moustaki : mon vieux Joseph

« une branche sortira de la bouche de Jessé »

Quand les outils sont rangés à leur place et que le travail du jour est fini, quand du Carmel au Jourdain Israël s’endort dans le blé et dans la nuit, comme jadis quand il était jeune garçon et qu’il commençait à faire trop sombre pour lire, Joseph entre dans la conversation de Dieu avec un grand soupir. Il a préféré la Sagesse et c’est elle qu’on lui amène pour l’épouser.
Il est silencieux comme la terre à l’heure de la rosée. Il est dans l’abondance et la nuit, il est bien avec la joie, il est bien avec la vérité. Marie est en sa possession et il l’entoure de tous côtés. Ce n’est pas en un seul jour qu’il a appris à ne plus être seul. Une femme a conquis chaque partie de ce cœur maintenant prudent et paternel. De nouveau il est dans le Paradis avec Ève !
Ce visage dont tous les hommes ont besoin, il se tourne avec amour et soumission vers Joseph. Ce n’est plus la même prière et ce n’est plus l’ancienne attente depuis qu’il sent comme un bras tout à coup sans haine l’appuiement de cet être profond et innocent.
Ce n’est plus la foi toute nue dans la nuit, c’est l’amour qui explique et qui opère. Joseph est avec Marie et Marie est avec le Père.

Et nous aussi, pour que Dieu enfin soit permis, dont les œu­vres surpassent notre raison ; pour que sa lumière ne soit pas éteinte par notre lampe et sa parole par le bruit que nous faisons : pour que l’homme cesse, et pour que votre Règne arrive et pour que votre Volonté s’accomplisse, pour que nous retrouvions l’origine avec de profondes délices, pour que la mer s’apaise et pour que Marie commence, celle qui a la meilleure part et qui de l’antique Israël consomme la résistance, patriarche intérieur, Joseph, apprenez-nous le silence!

Paul Claudel, extrait de Feuilles de saints, Gallimard.

« vade retro »…

Le Pape en prière devant le crucifix qui sauva Rome de la Grande Peste en 1522 :

la plus ancienne prière mariale :

« Sub tuum praesidium confugimus, sancta Dei Genitrix : nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo gloriosa et benedicta. »

« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. »