la liberté d’expression enchainée !

Ils étaient nombreux dans la rue lors de l’hommage à S Paty, à revendiquer la liberté d’expression permettant de publier des caricatures blasphématoires mais bien peu pour protester contre les récentes mises à pied des Pr Perronne, Montagnier, du Dr Pascal Sacré, qui ont dénoncé les excès totalitaires de la gestion covid, bien peu pour s’opposer à la censure renforcée des réseaux sociaux, bien peur contre l’incarcération d’H Ryssen ou les plaintes déposées contre toute forme de dissidence…il faut donc en conclure que la liberté d’expression ne peut concerner que les personnes allant dans le sens du politiquement correct, que toutes ces manifestations émotionnelles qui ont lieu après chaque attentat traduisent l’emprise idéologique ou pour le moins l’aveuglement de leurs participants !

« liberté d’expression » de droite et de gauche

La liberté d’expression est au cœur des débats sur les fondements du pacte républicain et de la laïcité. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Y-t-il consensus sur ce qu’est la liberté d’expression ? la liberté d’expression prônée par les démocrates, dogmatisme de la tolérance, n’est applicable qu’aux démocrates parce que les démocrates et les adversaires de la démocratie n’ont pas la même conception de la liberté d’expression et n’ont pas non plus la même conception de la liberté !

selon JJ Stormay :

Pour l’homme de droite : être libre ne consiste pas à faire ce que l’on veut mais à faire ce qui est conforme à l’ordre naturel voulu par Dieu. Un acte n’est libre que s’il a été décide après un jugement qui doit nécessairement faire appel à l’autorité de la raison (voilà pourquoi un acte de folie ne saurait être considéré comme libre puisque non fondé sur la raison). Sitôt qu’elle se soustrait à la raison, la volonté n’est plus libre. Mais comme nul acte n’est raisonnable s’il n’est pas conforme à l’ordre des choses, alors la volonté n’est libre que si elle plébiscite l’ordre des choses.

Pour l’homme de gauche , il en va tout autrement ! La liberté chez lui est monstrueuse car c’est une liberté qui sert la tyrannie du MOI, une liberté pour le terrorisme de la subjectivité arbitraire, émancipée de l’ordre naturel. Dans son esprit, donc dans l’esprit du démocrate, la liberté est le pouvoir de se fixer des fins que l’on décrète bonnes, ainsi le pouvoir d’inventer sa nature ! La liberté, nous apprend la sacro sainte déclaration des droits de l’homme, est le pouvoir de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, ce qui revient à dire que tout est permis pourvu qu’on ne fasse que ce qui est compatible avec les décrets d’autrui (avec qui on peut donc contracter n’importe quel pacte !)

La droite ayant perdu l’autorité en 1789 avec l’exécution du roi et la fin de la monarchie, c’est la vision de la gauche qui dicte aujourd’hui les règles toujours fluctuantes de ce pacte, pacte par lequel sont arrivées toutes les dérives qui ont conduit à la décapitation d’un homme qui n’avait pas souscrit le même contrat que son bourreau !

non, le christianisme ne revendique pas le droit au blasphème

Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, Recteur du Sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes : « Il faudra un jour qu’on m’explique pourquoi le respect de la liberté d’expression justifie qu’on blesse des croyants ? Cela sert-il la fraternité placardée aux frontons de nos édifices publics ? Rit-on de tout dans notre société ? On peut légitimement s’interroger ».

« Tu ne prononceras pas en vain le nom de Dieu », prescrit le second commandement.

Monsieur Samuel Paty a été atrocement assassiné par un élève pour avoir montré en classe les caricatures offensantes du prophète publiées par le journal satirique Charlie Hebdo. Comme après l’attentat contre le journal, les institutions et le corps enseignant se mobilisent pour défendre « la liberté d’expression » (même si celle-ci est partiale et rejette derechef bien des convictions non conformes à l’idéologie gauchiste qui prévaut dans l’EN. Que ne l’entend-on s’insurger contre la détention pour délit d’opinion d’H Ryssen !) et le droit au blasphème.

Il est à noter cependant que si la République s’enorgueillit de pratiquer le blasphème à l’endroit de certaines religions (car toutes ne sont pas la cible des caricaturistes indélicats) et d’en faire l’apologie, celui-ci ne fait pas partie des vertus chrétiennes qui condamnent fermement cette pratique !

Le blasphème, autrement dit la profanation du nom de Dieu ou les injures faites aux attributs de Dieu, est un acte de parole que la loi des hommes a condamné. Le catéchisme de l’Eglise catholique désigne encore, en 1992, le blasphème comme un acte « gravement illicite, un péché mortel ».

À l’époque où la France était une monarchie catholique, personne en effet ne se serait permis ce genre d’agressions gratuites contre une autre religion (sauf au moment de la révolution, mais alors ce n’était déjà plus la monarchie) et si le Christ pardonne effectivement le blasphème, le blasphème contre l’esprit est un péché qui ne sera pas pardonné. Blasphémer contre l’Esprit, c’est insulter gravement le pardon du Père, c’est comme accuser Dieu de pardonner.

«Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis (Mt 12, 31; cf. Mc 3, 29; Lc 12, 10). Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint. Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle.»

En ce sens l’Islam est plus proche du Christianisme que de la république maçonnique et laique. Toute dernière remarque, la liberté d’expression exige des responsabilités. Ce sont les attaques répétées contre le bon sens et contre la loi naturelle qui finissent par créer le terreau culturel sur lequel peuvent naître de tels actes barbares. Ce professeur en a été la malheureuse victime !

Sainte Thérèse aimer sa Patrie la France lui conserver sa foi

la République vit-elle encore à visage découvert ?

parole de ministres et de députés au moment des débats sur le port du voile qu’il est utile de rappeler dans le contexte de l’obligation du port du masque :

« Dissimuler son visage au regard de l’autre est une négation de soi, une négation de l’autre (…), une négation des fondements nécessaires à la vie en société ». « Masquer son visage, c’est disparaître, ne plus exister pour l’autre. C’est la négation de la personne ». « Cacher son visage, mettre un masque, c’est se replier sur soi et refuser le vivre ensemble »

arrestation d’adeptes de la pédo pornographie

65 personnes, en France, ont été arrêtées à leur domicile, suite à une gigantesque opération policière, pour avoir regardé des images pédo-pornographiques, disponibles sur la toile. On pourrait s’en réjouir mais on peut se demander pourquoi les grands réseaux pédocriminels sont toujours épargnés par ces opérations (les ramifications de l’affaire Epstein en France) et si, ces interpellations ne sont pas les prémices d’un système totalitaire qui permettra à l’état de venir espionner tout un chacun jusqu’à dans son intimité et de punir ceux qui s’aventureront à regarder des sites condamnés par idéologie judeo maçonnique républicaine ; c’est la question que pose P Cassen :