bac 2020, bac frelaté

Après le mariage pour tous, le bac pour tous … le chômage pour tous, l’ignorance pour tous, l’assistanat pour tous !

Les médias et le ministère s’extasient devant les résultats exceptionnels de cette session 2020 où les épreuves finales ont été remplacées par des épreuves de contrôle continu et une moyenne complaisamment calculée portant sur deux trimestres. Les universités s’alarment du niveau de leurs nouvelles recrues !

La gauche au pouvoir depuis des décennies a imposé dans l’Education devenue Nationale, son égalitarisme forcené, idéologique et dogmatique. Au final, elle a aliéné des masses d’ignorants aidée en cela par la diffusion accélérée des techniques de transmission de l’ignorance (tv, réseaux sociaux cinéma, mauvaise littérature…) qui ont servi à édifier cet l’homme nouveau, progressiste et sans culture, totalement dépendant de l’Etat (on nous promet déjà le revenu universel), détaché de tous ses déterminismes, selon le mot de V Peillon.

Elle a ainsi créé ce que Marx désignait comme un sous prolétariat parfaitement adapté aux nouveaux besoins du marché :

« Le sous-prolétariat désigne une population située socialement sous le prolétariat, du point de vue des conditions de travail et de vie, formée d’éléments déclassés, misérables, non organisés, du prolétariat urbain. Cette population a été considérée par de nombreux marxistes comme sans conscience politique. Les théoriciens de la révolution recommandaient de s’en méfier, car cette classe d’assistés était susceptible de servir de force d’appoint à la bourgeoisie.« 

Le Covid n’aura fait que précipiter les choses, le Bac pour tous 2020 est un funeste projet qui traduit une régression progressiste vers l’obscurantisme !

dégraisser le mammouth

En raison du covid des pans entiers de l’économie réelle vont disparaitre et laisser place à une réorganisation dématérialisée avec à la clé des millions d’emplois perdus. Ainsi l’EN, qui enregistre les taux records de bons résultats au bac qui vont laisser penser que le télé- enseignement a été une belle réussite, va- t -elle profiter de l’opportunité pour se virtualiser ainsi que l’ont annoncé recteurs et ministre enthousiastes devant l’implication des profs comme de leurs élèves dans cette nouvelle façon d’enseigner.

La prochaine cible du prédateur néolibéral sera donc l’Education qui représente un gâteau gigantesque à capter. Les tests ont été globalement concluants, même si 5 % des élèves selon la presse ont disparu des radars pendant ces trois mois de confinement qui auront été pour 12 millions d’élèves et étudiants le grand brouillon de ce qui se profile, à savoir le nettoyage par le vide de la profession de prof. Les 1 022 849 employés de l’éducation nationale n’ont qu’à bien se tenir : le test Covid dans l’Éducation nationale n’a pas été fait au hasard, il a pour objectif de généraliser – en douceur, comme pour toute opération brutale ou de destruction – la virtualisation du rapport prof/élève.

Les néolibéraux qui détruisent actuellement toute l’économie réelle pour construire la prétendue France de demain ont un objectif en vue : faire basculer un maximum de monde dans le teletravail afin de réduire les couts, diminuer drastiquement le nombre d’agents de l’Éducation, car le mammouth est d’abord le premier budget de la Nation, avec ses 52 milliards par an, et le premier employeur avec un million d’emplois « équivalent temps plein » (ETP). Le site gouvernemental nous apprend que la dépense moyenne par élève ou étudiant tourne autour de 8700 euros par an(6800 en pré-élémentaire et 15 000 pour un étudiant en prépa aux grandes écoles).

L’enseignement passe par la parole, l’écrit, l’image ou le son, il n’a donc pas besoin de supports physiques (un bureau, une chaise, un tableau) ou d’une proximité physique entre les apprenants et les sachants comme il est convenu des les appeler dans le jargon pédagogique. Cela permettra, une fois les plateformes mises en place, à l’image des plateformes numériques de l’uberisation, de donner un cours à 500 ou 1000 élèves en même temps avec des protocoles bien rodés, avec tout de même quelques profs pour superviser la bonne marche de l’ensemble telles les caissières qui contrôlent dorénavant le passage des consommateurs en caisse automatique.

Il y aura distanciation sociale totale avec ou sans covid et un bénéfice pour le secteur privé de réparation de l’enseignement, comme aujourd’hui des centaines de milliers de parents qui se tournent, paniqués par le niveau scolaire dans le public, vers les officines privées pour sauver le niveau de leurs enfants.

Le grand bond en avant du capitalisme financier qui se réalise via cette pseudo pandémie, nous conduit vers une virtualisation de tous les rapports humains…

s’instruire hors de l’école

L ‘école de la République est celle des Lumières, elle mène donc une guerre pour imposer sa vision du monde. Aujourd’hui outre le fait que la baisse du niveau d’instruction devient manifeste, elle ne se cache plus d’être un instrument de propagande idéologique à tel point que, le confinement ayant agi comme un révélateur des manquements de l’Institution, certains parents entreprennent de les en retirer. (- 36000 élèves)

L'école est le prolongement de la famille...»...

après le covid, l’enseignement « low cost »

La dégradation du système scolaire, très longtemps niée, devient une évidence, non plus seulement pour les enseignants du supérieur, qui ont de plus en plus de mal à travailler avec les jeunes recrues fraîchement débarquées des salles de classe. La destructuration des programmes scolaires, les méthodes ludiques et créatives ont permis de créer une génération intellectuellement et psychologiquement faible – qui par ailleurs présente le grand intérêt pour les cercles dirigeants d’être beaucoup plus manipulable. Un énorme travail de sape a été parfaitement réalisé sous l’impulsion des structures internationales, fonctionnant de concert, à savoir principalement l’OCDE, l’UNESCO et la Banque mondiale. La Commission européenne surveille l’exécution conforme des réformes au niveau européen, et même les pays non-membre de l’OCDE, comme la Russie, sont pris en main. Mais il a fallu attendre la mise en place de la « crise de Covid » pour bénéficier de l’impulsion nécessaire à l’entrée en force de l’enseignement dit « ouvert et à distance », dont la forme actuelle a été façonnée par l’UNESCO en 1997 pour les pays en voie de développement, mais peinait à s’implanter dans les Etats développés. Ce pas a été franchi grâce à l’excuse Covid et la mondialisation renforce un monde unifié, mais prévu comme inégalitaire, avec un enseignement traditionnel, coûteux, pour une élite et un enseignement low cost pour la plèbe. C’est ça la « nouvelle réalité » qui foncièrement veut, avec le temps, nous être imposée. Car cette élite a besoin d’un peuple inculte pour se sentir supérieure.

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resserrer l’étreinte sur les familles

Lorsque la République enferma le jeune Louis XVII à la prison du Temple, elle se promit de tout mettre en œuvre afin de lui faire oublier son rang…ce qui fut fait de la plus impitoyable des manières !

Depuis, tous les tyrans de l’histoire ont cherché à contrôler la vie des gens du berceau à la tombe et à les modeler selon leur propre vision du monde en embrigadant en premier lieu, les enfants. Il y a peu V Peillon, alors ministre de l’Education Nationale, avouait vouloir, via des programmes de ré- éducation, détacher l’enfant de tous ses déterminismes familiaux et culturels. J M Blanquer de LREM, dans la pure tradition républicaine, lui emboite le pas au motif de lutter contre l’islamisme et la radicalisation de certains individus :

“Je suis de plus en plus favorable à une vision ou l’emploi du temps de l’enfant serait vu pas seulement sur les heures de cours mais un petit peu sur ce qui se passe dans sa vie le mercredi et le week-end, sans arriver à un big brother éducatif.”

L’enfer est pavé de bonnes intentions !