quand en même temps, tous les mots se valent

Mal nommer les choses c’est ajouter du malheur au monde. A Camus

Notre époque aime les mélanges, elle a adopté le relativisme comme mode de fonctionnement. Possiblement accusé de discrimination, il n’est plus possible d’exercer nos facultés de discernement entre ce qui est bon et mauvais, beau ou laid, vrai ou faux, juste ou injuste ! tout se confond, un mot en remplace un autre, qu’importe ! tout est égalitarisé comme il se doit en régime socialo-communiste.

Ainsi E Macron a qualifié les derniers meurtres abominables qui se sont déroulés sur notre sol, d’actes d‘incivilité et M Schiappa en bon perroquet est venue faire le service après vente et renforcer cet outrage à la richesse de notre vocabulaire et à notre désir légitime de justice !

« Dans incivilités, on peut qualifier les faits de délinquance, les délits et même les crimes. »

Pourtant le français, langue de la précision s’il en est, dispose d’ un bataillon de mots pour designer chaque chose et faire qu’ainsi, sachant les désigner avec la plus grande justesse, il devienne possible d’apporter, s’il y a lieu, les bonnes réponses, d’éviter les quiproquo, les confusions toujours causes de tensions ! C’est d’ailleurs pourquoi, lorsque le monde ne fonctionnait pas sous la loi du doux commerce, le français était utilisé comme langue de la diplomatie internationale…

Aujourd’hui, les mots sont comme les hommes, comme nos comportements, comme nos tenues vestimentaires, comme nos opinions, ils sont indifférenciés et on sait que indifférenciation conduit toujours à la barbarie et au chaos !

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