des évêques contre la « bioethique »

Mgr Ginoux, évêque de Montauban : “Nous ne sommes plus dans la science au service de l’homme mais dans l’ouverture à l’inhumain. La transgression des limites ne fera pas grandir l’humanité. La réflexion sérieuse sur la personne humaine montre que cette nouvelle anthropologie nie l’origine et la fin de l’homme pour en faire un être manipulé par la technique selon des caprices qui varient et des situations instables pour se fabriquer un enfant. On ne peut pas promouvoir l’écologie intégrale, respecter la nature, les animaux, la planète et bafouer le droit de l’enfant à avoir un père et une mère, ne pas respecter l’embryon humain ! La légalisation de la transgression serait une fois de plus la porte ouverte à toutes les violences.”

Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon : “La Procréation Médicalement Assistée ouverte aux couples de femmes qui privera un enfant de père n’est que la partie émergée d’un texte profondément transgressif. Sachant l’importance de la complémentarité homme/femme, nous ne pouvons accepter un changement anthropologique si profond qu’il effacera volontairement la paternité dans la construction, l’éducation et l’équilibre d’un enfant. Celui-ci ne sera plus reconnu comme un don mais comme un (nouveau) droit (LGBT).”

Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne : “Ne reculant devant aucune transgression, les apprentis-sorciers de la commission spéciale sont à l’origine de dispositions qui traduisent une rupture anthropologique majeure. Dans ces conditions, qui ne serait effrayé devant une telle manipulation de l’être humain, réduit à un matériau disponible aux désirs égoïstes d’une minorité de privilégiés qui pèsent sur le marché, ou à des fins de recherche médicale (expérimentale !). Comment ne pas manifester son indignation devant ce qui apparaît comme un passage en force conduisant à la mise en œuvre autoritaire de moyens disproportionnés pour détourner l’attention des citoyens de ces basses manœuvres politiques. Faut-il que la conscience de nos contemporains soit à ce point anesthésiée pour ne plus savoir prendre la mesure de la gravité de telles transgressions destructrices de la dignité de la personne humaine, à commencer par la plus vulnérable ?”

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