Sous couvert de lutte anti terroriste et alors que l’information est peu médiatisée, le gouvernement Macron adopte un décret relatif à la sécurité intérieure qui permet de ficher n’importe quel français. Opinion politique, activité sur les réseaux sociaux, comportement religieux ou données de santé : autant d’éléments qui pourront désormais être collectés dans les fichiers du renseignement selon trois décrets passés sous les radars de la presse.

Portant sur le «Fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique» (PASP), la «Gestion de l’information et prévention des atteintes à la sécurité publique» (GIPASP) et les «Enquêtes administratives liées à la sécurité publique» (EASP), ces décrets élargissent considérablement les possibilités de surveillance de toute personne présentant un risque pour l’ordre public.
La République n’en est pas à sa première tentative de fichage généralisé des opposants, déjà sous la troisième république, à la suite de l’affaire Dreyfus, des fiches avaient été dressées concernant tous les anti dreyfusards qui se voyaient ainsi privés de tous les postes à responsabilité, l’église étant la principale persécutée ! les moyens de surveillance dont dispose aujourd’hui l’état lui donne des possibilités inégalées de contrôler toute opposition :