« Aujourd’hui, c’est à l’État que chacun se recommande. […] Il résulte de là que l’État en arrive à tout réglementer et à tout diriger à la demande des intéressés eux-mêmes […]. Peu importe que cela s’appelle socialisme, étatisme, corporatisme ou économie dirigée. Peu importe que l’exemple vienne de Russie, d’Allemagne, d’Italie ou d’Amérique. »
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« À cette disparition de la liberté individuelle, comment veut-on que ne corresponde pas le crépuscule de la liberté politique ? […] Il semble que partout les peuples se ruent dans la servitude. Ils ont bafoué l’autorité et ils tombent dans la tyrannie. On a été frappé par les excès du libéralisme et l’on passe au régime de la termitière. La question est de savoir si le peuple français s’en défendra mieux qu’un autre. […] Le mouvement inverse viendra. On trouvera alors que l’individualisme français, qui a toujours existé, avait du bon. Et ce sont peut-être ceux qui n’ont pas été libéraux quand c’était la mode, qui relèveront la cause de la liberté individuelle. »
article économique (action française)