A de Oliveira Salazar

« On a nié Dieu, la certitude, la vérité, la justice, la morale, tout cela au nom du matérialisme, du scepticisme, de l’épicurisme et de mille systèmes confus ; on a créé ainsi un vide qui n’a pu être comblé. Or, la négation et l’indifférence ne peuvent être des sources d’action, et  la vie est action… »

Léon Daudet

“La tendance des conservateurs, en général, à soutenir ceux qui les combattent sournoisement, est bien connue. […] On s’imagine qu’il est moins dangereux de combattre, de biais, un fléau, que de le combattre de front ; alors que c’est le contraire qui est vrai. Le biais est un parage dangereux, où foisonnent les dupeurs et les aigrefins. Combien en avons-nous vu, de ces braves gens du centre-droit, qui, se croyant de profonds Machiavels, n’étaient au fond que des Gribouilles ! (…) Le libéralisme, c’est l’individualisme, donc l’anarchie édulcorée. Il aboutit, en fait, à la finance, à la pire et à la plus dure des tyrannies : celle de l’or. Inutile d’insister sur le mécanisme par lequel il annihile toute originalité de pensée, puisqu’il ne table jamais que sur des moyennes.”

Marcel de Corte

Nous sommes arrivés à ce moment crucial. Voici naître le temps où l’homme n’a plus le choix qu’entre la mort et la vie, où la négation des valeurs, naguère triomphante, se termine au chaos, où en est cet abîme ténébreux, brille, vacillante, la frêle lumière que détiennent ceux qui, sans le savoir peut-être, les affirment encore. Voici les âges sombres où d’élever une famille, d’aimer son métier, de vénérer sa patrie, est une tâche surhumaine. L’homme d’élite est seul, cerné de barbares, accourus non comme au Moyen-Age du fond de l’Orient, mais surgis à ses côtés du bouillonnement de la société rationaliste. Sur ses épaules affaissées, Dieu lui-même s’appuie de tout son poids. Tous les soucis de la terre et des cieux déferlent en son cœur. Il est écrasé par ce qu’il est, par ces richesses qu’il détient à lui seul, et qui sont sa vie.

Voici naître le temps bienheureux où donner en abondance sera se délivrer d’un fardeau insupportable.

philosophie des mœurs contemporaines

G Bernanos

« Je crois que le malheur des Français est de ne plus oser être Français. Ils ont commencé au XVIe siècle par être Grecs et Romains, au XVIIe ils se sont travaillés pour fournir au monde civilisé un type d’homme universel, dans le genre des assommants héros raciniens. La Révolution leur a donné un moment l’illusion d’être délivrés des cuistres et des bourgeois (c’est dans ce sens que Mgr le comte de Chambord écrivait jadis : Ensemble et quand vous voudrez, nous reprendrons  le grand mouvement de 89). Mais, fomentée par les cuistres, la Révolution est tombée entre les mains de la bourgeoisie, après avoir été exécutée par quelques milliers de sacristains sanglants. Est-ce que nous recommencerons toujours ? Je comprends qu’on soit dégoûté des grands mots, des mots à majuscule. Mais c’est vrai qu’il y a de grands mots, et les grands mots s’écrivent avec une majuscule. Le ridicule n’est que de les employer à tort, d’en décorer des choses de rien. […] Moi je vous dis que le monde est las des Patries qui mentent comme des chiennes, et des États dont la signature, au bas d’un traité ou d’un billet de banque, ne vaut pas plus qu’un pet de lapin. Nous ne sommes plus  ni craints, ni honorés ».