Thomas Merton

« Le grand danger est que, sous la pression de l’anxiété et de la peur, de l’alternance des crises et puis de détente et puis de nouvelles crises, les peuples du monde en viennent à accepter progressivement l’idée de guerre, l’idée de soumission au pouvoir total, et l’abdication de la raison, de l’esprit et de la conscience individuelle. Le grand péril de la… guerre froide est la mise à mort progressive de la conscience. »

Jean Raspail

« On a bien trop endormi la population pour qu’elle possède encore la force d’imaginer d’autres formes de guerre que celles que l’on commémore bêtement chaque année. La guerre ? Le Français peut bien lire ce mot noir sur blanc et sur huit colonnes sans que cela lui fasse ni chaud ni froid, à moins d’avoir vu l’ennemi, entendu le canon ou touché sa carte d’alimentation ! Tout ce que nous obtiendrions, c’est un rush des bonnes femmes sur le sucre, l’huile et le café, et un rush des morveux dans les rues du Quartier Latin. » (le camp des saints)