« l’appel au soldat » (Maurice Barrès 1862/1923)

Si Barrès n’avait pas existé nous ne serions pas les mêmes L Blum

parution en 1900, les dernières moments de la France qu’on aime !

Tome 2 d’une trilogie, chef d’oeuvre de la littérature française ! ce roman évoque l’affaire Boulanger qui fit vaciller la république à la fin du XIXe s.

Maurice Barrès : Lorrain d’origine, chef de file du nationalisme français, académicien, engagé politiquement, très attaché à ses racines (cette terre a produit une famille. Tous les miens y puisèrent par leurs racines. Et mon âme s’est faite de leurs âmes additionnées, de la nature du sol et des circonstances de l’histoire), aux régionalismes, et ardent défenseur du nationalisme compris dans le sens de l’ honneur de l’acceptation ce que nous sommes, l’amour des siens avant l’amour des autres ! (en opposition à la morale kantienne de l’individualisme et de l’internationalisme contemporain autrement appelé, gauchisme).

qu’est-ce-que le boulangisme ? : ce fut une épopée que la République égolâtre retiendra comme une crise ! le soufflet est vite retombé mais il leva les foules, un peu comme le mouvement des GJ aujourd’hui ! ces « crises » rendent compte l’une et l’autre, de ce qui arrive immanquablement dans un système démocratique électif basé sur l’art de plaire, donc l’art de tromper !

qui est le général Boulanger ? : un ministre de la guerre de 1886-87, ni de droite, ni de gauche, qui devint une énorme vedette politique de la III e Rep. Il prit des mesures provocatrices à l’encontre de l’Allemagne ! Il éclipsa par sa popularité toute une classe politique corrompue, ce pourquoi on le muta loin de Paris avant que de vouloir l’éliminer !

Autour de lui, des gens aux aspirations très différentes dont beaucoup de membres de l’ancien noblesse qui le mirent en scène. Ses déclarations tonitruantes marquèrent l’assemblée et lui valurent de nombreuses ovations (nos hommes politiques d’aujourd’hui sont hués lorsqu’ils sortent en public) ! Il remporta de nombreuses élections sans même s’y être présenté ! Aux élections législatives de 89, il rafle la mise, ce qui lui laisse un boulevard pour marcher sur l’Elysée. Mais, par honneur militaire ?, il refuse le coup d’état ce qui ébranle sa popularité (minuit 5, messieurs, depuis 5 min le boulangisme est en baisse), annonce sa déroute puis son suicide sur la tombe de sa maitresse. Ce mot qu’il laissa explique sans doute mieux son renoncement que sa prétendue faiblesse politique entretenue par un mythe républicain à charge : comment ai- je bien pu vivre 2 mois et demi sans toi ?! à moins que… Boulanger étant homme à échapper à tout contrôle, le système pour se maintenir, n’eut d’autres solutions que de le liquider…

Aujourd’hui la politique est routinière, c’est un ron-ron sans intérêt… on attend un général Boulanger qui lui rende son panache et un Maurice Barrès pour nous conter son épopée !

(clin d’oeil à L 13 !)

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