non, le christianisme ne revendique pas le droit au blasphème

Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, Recteur du Sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes : « Il faudra un jour qu’on m’explique pourquoi le respect de la liberté d’expression justifie qu’on blesse des croyants ? Cela sert-il la fraternité placardée aux frontons de nos édifices publics ? Rit-on de tout dans notre société ? On peut légitimement s’interroger ».

« Tu ne prononceras pas en vain le nom de Dieu », prescrit le second commandement.

Monsieur Samuel Paty a été atrocement assassiné par un élève pour avoir montré en classe les caricatures offensantes du prophète publiées par le journal satirique Charlie Hebdo. Comme après l’attentat contre le journal, les institutions et le corps enseignant se mobilisent pour défendre « la liberté d’expression » (même si celle-ci est partiale et rejette derechef bien des convictions non conformes à l’idéologie gauchiste qui prévaut dans l’EN. Que ne l’entend-on s’insurger contre la détention pour délit d’opinion d’H Ryssen !) et le droit au blasphème.

Il est à noter cependant que si la République s’enorgueillit de pratiquer le blasphème à l’endroit de certaines religions (car toutes ne sont pas la cible des caricaturistes indélicats) et d’en faire l’apologie, celui-ci ne fait pas partie des vertus chrétiennes qui condamnent fermement cette pratique !

Le blasphème, autrement dit la profanation du nom de Dieu ou les injures faites aux attributs de Dieu, est un acte de parole que la loi des hommes a condamné. Le catéchisme de l’Eglise catholique désigne encore, en 1992, le blasphème comme un acte « gravement illicite, un péché mortel ».

À l’époque où la France était une monarchie catholique, personne en effet ne se serait permis ce genre d’agressions gratuites contre une autre religion (sauf au moment de la révolution, mais alors ce n’était déjà plus la monarchie) et si le Christ pardonne effectivement le blasphème, le blasphème contre l’esprit est un péché qui ne sera pas pardonné. Blasphémer contre l’Esprit, c’est insulter gravement le pardon du Père, c’est comme accuser Dieu de pardonner.

«Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis (Mt 12, 31; cf. Mc 3, 29; Lc 12, 10). Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint. Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle.»

En ce sens l’Islam est plus proche du Christianisme que de la république maçonnique et laique. Toute dernière remarque, la liberté d’expression exige des responsabilités. Ce sont les attaques répétées contre le bon sens et contre la loi naturelle qui finissent par créer le terreau culturel sur lequel peuvent naître de tels actes barbares. Ce professeur en a été la malheureuse victime !

Sainte Thérèse aimer sa Patrie la France lui conserver sa foi

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