Rubén Calderón Bouchet (1991)

« Si nous devions limiter la santé humaine à l’équilibre instable de son système physiologique et tenter de résoudre toutes ses difficultés conformément aux canons de la médecine intégrale, nous convertirions l’ordre social en un code de lois hygiéniques dont aucune de nos actions – qui seraient dès lors placées sous surveillance médicale – n’échapperait.

N’oublions pas, nous qui nous approchons de cette dangereuse chimère scientifique, que la médecine couvre des aspects très réduits de la vie humaine.

Mettre la complexité de l’existence humaine entre ses mains, c’est réduire le répertoire vital à des réactions minimales et donner à l’État un pouvoir sur nous-mêmes que même la plus exécrable des tyrannies n’a pas pu imaginer.

L’homme est bien plus que son corps, et si le mystère de son origine et de son destin échappe au contrôle des sciences positives, il ne faut pas croire que ce mystère a cessé d’exister ».

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