Yvan Benedetti

« Tant que l’esprit se souvient, la flamme se maintient. Nous sommes cette minorité inaccessible au découragement. Ils ont voulu effacer notre civilisation, la détruire, mais ils oublient que l’Europe est comme un arbre et que ses racines sont profondes, très profondes et bien attachées, savez vous pourquoi ? parce que si pour la majorité le sentiment qui les habite est la peur, le désespoir, il existe quelque chose de plus haut, de plus grand, de plus fort, l’espérance et la foi, cette foi en notre terre, en notre avenir, cet amour de notre civilisation et l’espérance pour nos enfants »…

famille, socle civilisationnel

La société moderne a fragilisé la famille pour imposer ses nouveaux dogmes et asservir l’humanité… on doit aujourd’hui juger l’arbre à ses fruits :

La famille sera toujours la base des sociétés. Nécessairement temporaire, incessamment divisée, recomposée pour se dissoudre encore, sans liens entre l’avenir et le passé, la famille d’autrefois n’existe plus en France. Ceux qui ont procédé à la démolition de l’ancien édifice ont été logiques en partageant également les biens de famille, en amoindrissant l’autorité du père, en faisant de tout enfant le chef d’une nouvelle famille, en supprimant les grandes responsabilités, mais l’état social reconstruit est-il aussi solide avec ses jeunes lois que l’était la monarchie malgré ses anciens abus ? En perdant la solidarité des familles, la société a perdu cette force fondamentale que Montesquieu avait découverte et appelait l’honneur; Elle a tout isolé pour mieux dominer, elle a tout partagé pour mieux affaiblir. Elle règne sur les unités, sur les chiffres agglomérés comme des grains de blé dans un sac…en harmonie avec les différentes émancipations qui ont tant affaibli la puissance paternelle, ce système a fait triompher l’individualisme qui dévore la société moderne...

Il n’y a de solide et de durable que ce qui est naturel, la chose naturelle en politique est la famille. La famille doit être le point de départ de toute institution…

H De Balzac (un curé de village)

Thomas Jefferson

Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise.

« Qu’est-ce-qu’être français aujourd’hui ? »

texte publié de J Raspail publié en 2004 dans le Figaro, extraits :

Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les frais et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français et pas nécessairement tous de race blanche qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.

Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte je cherche un terme approprié d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.

Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ?

Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé.

Mirabeau

Toutes ressemblances avec des personnages connus ….

« Il n’est pas donné à la sagesse humaine de prévoir les effets de la banqueroute presque générale qui menace l’Europe ; et l’imagination est tellement effrayée de la crise terrible que la pusillanimité des administrations actuelles prépare aux générations futures […] que l’on conçoit que les gouvernements ont détourné les yeux avec une terreur dont le danger ne peut qu’être augmenté » (InDe la monarchie prussienne sous Frédéric le Grand, 1788).

vertus françaises

Michel de St Pierre a propos de Léon Daudet :

«  Il existe une tournure d’esprit que l’on nomme le « non-conformisme » et qui se résume à recevoir toutes les influences, sans en subir aucune – ne pas lever le doigt mouillé de la prudence, pour savoir d’où vient le vent – à traverser les fleuves de la vie sans jamais se préoccuper du sens du courant – à traiter les gens en place, les gens au pouvoir, les gens titrés, décorés, cravatés, le percepteur et le chef d’État, exactement de la même manière qu’on traite les autres humains… À ne jamais renoncer à l’orgueil savoureux d’être sincère ; au plaisir délicat et profond d’être juste ; à la volupté de plomber les cuistres et de saluer les héros. Et surtout… à choisir jusqu’au bout l’air que l’on respire, les mots que l’on dit et les mains que l’on serre… Je n’érige nullement l’agressivité en modèle, ni la polémique en vertu. Je veux simplement qu’un homme indigné garde le courage d’exprimer son indignation – et que, devant l’injustice, le malheur, la misère et le mensonge, un être humain soit toujours prêt à souffrir jusqu’à la révolte… ».

Charles Péguy (l’argent)

Le covid a prouvé à de nombreuses personnes qu’il était possible de vivre sans travailler en comptant sur les aides de l’état Providence (tant que les moyens lui seront donnés, et tant que fonctionnera la planche à billets). Fut pourtant un temps pas si lointain où le travail était pour les français le moyen d’apprendre à se connaitre et à se dépasser tout autant que celui de gagner sa vie !

« Nous avons connu un honneur du travail exactement le même que celui qui au Moyen âge régissait la main et le cœur. Nous avons connu ce soin poussé jusqu’à la perfection, égal dans l’ensemble, égal dans le plus infime détail. Nous avons connu cette piété de l’ouvrage bien faite poussée maintenue jusqu’à ses plus extrêmes exigences. J’ai vu toute mon enfance rempailler des chaises exactement du même esprit et du même cœur, et de la même main, que ce même peuple avait taillé ces cathédrales.(…) Que reste-t-il aujourd’hui de tout cela ? Comment a-t-on fait, du peuple le plus laborieux de la terre, du seul peuple qui aimait le travail pour le travail, et pour l’honneur, et pour travailler, ce peuple de saboteurs ? (…) Ce sera dans l’histoire une des plus grandes victoires et sans doute la seule de la démagogie bourgeoise intellectuelle ».

la liberté, c’est le courage…