Proudhon (le travail)

Afin que survive le marché, l’économie réelle va être sacrifiée, des millions d’emplois perdus, les marchands du temple, pour parer au desastre et afin de nous maintenir en esclavage nous promettent le revenu universel et les jeux du cirque…les écologistes proposent la décroissance pour sauver la planète….voici ce qu’en pense Proudhon :

« Le travailleur jouit de la plus haute prérogative dont un être puisse s’enorgueillir : il existe par lui-même. Il ne reçoit rien de la nature qu’il ne métamorphose, en l’exploitant, il la purge, la féconde, l’embellit, il lui rend plus qu’il ne lui emprunte..

pourquoi dès lors, le travail développé et entretenu selon les principes de la genèse industrielle, remplissant toutes les conditions de variétés, de salubrité, d’intelligence, d’art, de dignité, de passion, de légitimes bénéfices, qui sont de son essence, ne deviendrai- il pas même du point de vue du plaisir préférable à tous les jeux, danse, escrime, gymnase, divertissements et autres balançoires, que la pauvre humanité a inventées afin de se remettre, par un léger exercice du corps et de l’âme, de la fatigue et de l’ineptie que la servitude du labeur lui cause. »

Duhamel

Aux adeptes de Gaia et autres barbares, partisans de l’euthanasie :

« Si l’homme est grand, s’il mérite une place exceptionnelle au milieu de la création, ce n’est pas parce qu’il peut à l’occasion se comporter comme les caimans ou les requins, c’est parce qu’il lui arrive de penser comme st Thomas d’Assise et st Vincent de Paul. Si l’homme est grand c’est parce qu’à travers mille expériences douloureuses, il s’est élevé degré par degré, vers l’idée de Dieu. Il a d’abord dit comme les animaux « œil pour œil, dent pour dent », puis il a marqué un grand pas quand il a découvert cette autre maxime, « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fit », puis, il a quitté la nature, la nature farouche et brutale pour proclamer cet étonnant précepte : « rends le bien pour le mal ».

Si l’homme est grand, ce n’est pas parce qu’il est une de ces forces de la nature imbécile et violente, c’est parce qu’il peut pardonner, faire abnégation de lui-même, soigner et honorer les vieillards inutiles, laisser vivre les infirmes… »

la servitude volontaire (La Boetie)

« Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ? « .

Et pourtant ce tyran, seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni même de s’en défendre ; il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s’agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner. »

« Mon pays me fait mal »

Pour faire écho aux dernières déclarations de B Bardot sur l’état de notre pauvre France, et à la manière d’un R Brasillach, ce commentaire glané au gré de la navigation sur la toile :

« France, nation martyre qui crève sous les parasites, leur tyrannie, leurs insultes, leurs menaces, leurs violences, leurs impostures, leurs usurpations, leurs spoliations méthodiques, leurs évincements systématiques. Un Peuple qui agonise sous le joug de toutes les brutalités et les injustices de prédateurs et colonisateurs apatrides ; d’envahisseurs, de phagocyteurs de tous poils et origines ; méprisants, ennemis, agressifs, voleurs impérieux, exigeants, avides. Avec le concours actif et virulent des traîtres au Peuple et à la Nation ».

ode à la famille (Rémy Brague)

Le propre de la famille est qu’elle est un lieu où les personnes sont aimées pour elles- mêmes indépendamment de leurs réalisations. Partout ailleurs nous recevons avantages matériel ou honneurs en fonction de ce que nous produisons ou des services que nous rendons. Il serait injuste de procéder autrement mais la famille est un espace de gratuité où l’on va au-delà de la justice, elle est le lieu où l’on apprend à connaitre et apprécier ce qui ne sert à rien mais qui tout bêtement est vrai beau et intéressant et digne. Qu’on s’en occupe, qu’on la préserve comme un précieux trésor à léguer à nos descendants, c’est à dire les éléments fondamentaux de la civilisation !

« le déclin du courage »

En ces temps où notre société est tombée dans la psychose collective, où les gouvernements gouvernent par la peur, et où, le respect des procédures est la maladie sénile des bureaucrates (CDG), le courage est une noble vertu (force) qui est en passe de disparition. C’est ce que pointait déjà le grand A Soljenitsyne dans son discours d’Harvard en 1978 :

« Le déclin du courage est ce qui frappe le plus un regard étranger dans l’Occident d’aujourd’hui. Le courage civique a déserté non seulement le monde occidental dans son sens noble, mais même chacun des pays qui le composent, chacun de ses gouvernements, chacun de ses partis […] Une société qui s’est installée sur le terrain de la loi sans vouloir aller plus haut n’utilise que faiblement les facultés les plus élevées de l’homme. Lorsque toute la vie est pénétrée de rapports juridiques, il se crée une atmosphère de médiocrité morale qui asphyxie les meilleurs élans de l‘homme. Et face aux épreuves du siècle qui menacent, jamais les béquilles juridiques ne suffiront à maintenir les gens debout. »