Les bobards de Blanquer

« J’ai empêché, à la rentrée dernière 27 ouvertures d’écoles, sur la base de la loi Gatel. JMB à Mulhouse 2020

Le ministre brouille les pistes car la loi Gatel ne vise absolument pas les écoles salafistes qui arment les terroristes (d’ailleurs trois ouvertures d’écoles salafistes sont prévues dans la région (Belfort, Besançon, Strasbourg)), mais les écoles hors-contrat, celles dans lesquelles de nombreuses familles françaises essaient d’inscrire leur enfant afin qu’ils ne subissent pas le matraquage idéologique des écoles de la république, et dont le ministre se vante d’avoir endigué le développement « comme je l’avais annoncé lors du vote de la loi Gatel, nous pouvons maintenant fermer les écoles hors contrat qui ne sont pas en conformité avec les règles de la république »

Les valeurs de la république (avec toutefois des arrangements communautaires possibles pour les enfants de l’immigration) avant le savoir pour tous ! Les écoliers, des messies républicains plutôt que les savants dont notre pays à besoin !

V Peillon (refonder l’école de la république, la révolution n’est pas terminée) :

« Dans notre tradition républicaine, il appartient à l’école non seulement de produire un individu libre, émancipé de toutes les tutelles – politiques, religieuses, familiales, sociales – capable de construire ses choix par lui-même, autonome, épanoui et heureux, mais aussi d’éduquer le citoyen éclairé d’une République démocratique, juste et fraternelle » (p. 12). V Peillon,

« l’école républicaine n’a jamais prétendu être neutre entre toutes les valeurs. Si la laïcité a bien signifié la neutralité confessionnelle […], elle n’a jamais signifié ni la neutralité philosophique ni la neutralité politique » (p. 134).

« C’est à elle [l’école] qu’il revient de briser ce cercle [les déterminismes], de produire cette auto-institution, d’être la matrice qui engendre en permanence des républicains pour faire la République, République préservée, république pure, république hors du temps au sein de la République réelle, l’école doit opérer ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches pré-républicaines, va s’élever jusqu’à devenir le citoyen, sujet autonome.

C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Eglise, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. La société républicaine et laïque n’a pas d’autre choix que de “s’enseigner elle-même” (Quinet) d’être un recommencement perpétuel de la République en chaque républicain, un engendrement continu de chaque citoyen en chaque enfant, une révolution pacifique mais permanente [7] » (p. 17.)

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