La dictature techno-sanitaire se met en place, quelles sont les perspectives :
Archives mensuelles : juillet 2020
portrait non masqué
Nos plus prestigieux écrivains ont dressé des portraits sublimes de visages aussi bien que physique qui renseignaient le lecteur sur la personnalité de leurs héros bien mieux que ne pourrait le faire un cliché photographique. Ils utilisaient pour cela une méthode appelée physiognomonie, l’art de connaitre l’intérieur de l’homme par son extérieur et de déterminer ainsi par l’observation, ses gouts, ses habitudes, et jusqu’à ses origines familiales et géographiques, son histoire. Cet art qui permettait de déceler le mystère, s’est perdu sous le coup des lois anti discriminatoires qui interdisent de nommer les choses, de sorte que plus aucun écrivain actuel n’est capable d’exprimer avec autant de génie ce qui ne frappe pas immédiatement les sens. Pire, aujourd’hui que nous sortons tous masqués, ces petits détails physionomiques que percevait notre inconscient et qui faisaient que nous nouions ou non des relations avec autrui, ne nous alertent plus sur le caractère de celui qui se tient face à nous. Avec le masque obligatoire, ces facultés insoupçonnées sont gravement altérées au point qu’il n’est plus possible de savoir à qui on a affaire, que parfois on ne reconnait plus les personnes que l’on croise et qui nous sont pourtant familières !
Balzac ne nous aurait jamais gratifiés d’un tel portrait, si finement ciselé, d’Eugénie si son héroïne avait été masquée !
Elle avait la tête énorme, le front masculin mais délicat du Jupiter de Phidias, et des yeux gris auxquels sa chaste vie en s’y portant toute entière imprimait une lumière jaillissante. Les traits de son visage rond, jadis frais et rose, avaient été grossis par une petite vérole assez clémente pour n’y point laisser de traces mais qui avait détruit le velouté de la peau néanmoins si douce et si fine encore que le pur baiser de sa mère y traçait passagèrement une marque rouge. Son nez était un peu trop fort mais il s’harmonisait avec une bouche d’un rouge de minium dont les lèvres à mille raies étaient pleines d’amour et de bonté. Le col avait une rondeur parfaite, le corsage bombé soigneusement voilé, attirait le regard et faisait rêver. Il manquait sans doute un peu de grâce à la toilette mais pour les connaisseurs, la non flexibilité de cette haute taille devait être un charme. Eugénie, grande et forte, n’avait donc rien du génie qui plait aux masses mais elle était belle, de cette beauté facile à connaitre et dont s’éprennent seulement les artistes. Le peintre qui cherche ici- bas un type à la céleste pureté de Marie, qui demande à toute la nature féminine ces yeux modestement fiers devinés par Raphaël, ces lignes vierges que donne parfois la nature mais qu’une vie chrétienne et pudique peut seule conserver ou faire acquérir, ce peintre amoureux d’un si rare modèle, eût trouvé tout à coup dans le visage d’Eugénie, la noblesse innée qui s’ignore. Il eût vu sous un front calme un monde d’amour et dans la coupe des yeux, dans l’habitude des paupières, le je-ne-sais-quoi divin. Ses traits, les contours de sa tête que l’expression du plaisir n’avait jamais ni altérés ni fatigués, ressemblaient aux lignes d’horizon doucement tranchées dans la lointain des lacs tranquilles. H de Balzac (Eugénie Grandet)
bouches cousues
Pour avoir réussi le tour de force de masquer les hommes, de les individualiser au point de les cloitrer chez eux devant leurs écrans à vivre dans un monde dématérialisé, il fallait que l’entreprise fut minutieusement et longuement préparée, il fallait rompre l’unité ! C’est l’Église qui était garante de l’unité des hommes en communion avec le st Esprit. Or, depuis la Renaissance, c’est l’institution qui a subi les assauts répétés du marché. Par la propagation d’une suite d’hérésies (protestantisme, catharisme…), la destruction de la monarchie de droit divin, l’avènement de la république et son corollaire, le modernisme associé à la déchristianisation, et in fine le ralliement de l’Eglise, celle-ci n’a plus été en mesure de jouer son rôle de maintenir ni la cohésion sociale, ni la quête du Bien Commun, et que par conséquent, il fut aisé aux marchands du temple d’atomiser les hommes, de leur faire redouter le contact avec leur prochain, de les faire entrer dans leurs terriens respectifs d’où ils pourraient être mieux contrôlés.

Avec le covid, le marché franchit une étape. La dernière ? Le rideau s’ouvre sur un nouveau décor, celui d’humains isolés les uns des autres, n’ayant plus de contacts que virtuels, d’activités économiques relocalisées sur le web, de villes mortes, de tissu industriel en lambeaux, mais de marges financières toujours plus grandes pour les serviteurs de Mammon !
E Gilson
Un Thomiste est un esprit libre. Cette liberté ne consiste assurément pas à n’avoir ni Dieu ni maitre, mais plutôt à n’avoir d’autres maitres que Dieu, qui affranchit de tous les autres. Car Dieu est la seule protection des hommes contre les tyrannies de l’homme.
et Poutine terrassa le dragon ?
Depuis 20 ans qu’il exerce sa présidence, V Poutine a montré qu’il voulait être le bouclier de la chrétienté et le défenseur de l’identité des nations européennes, cette illustration rend hommage à son combat :

l’homme masqué !
On le reconnait au premier coup d’œil :
le mariage civil devant la république maçonnique est sacrilège (st Pie X)
Depuis les ralliements à la République laique, l’Eglise ne prêche plus la bonne parole. En cessant d’être un sacrement religieux, le mariage civil contractuel a ouvert la voie au divorce et à la décomposition des familles qui a précipité la décadence de la société.
terre de mission (la peine de mort)
Avec les derniers événements dramatiques, les déclarations du franc-maçon Dupond Moretti citant Hugo et son dernier jour du condamné, la question de la peine de mort a refait surface sur les réseaux sociaux. La position de l’église à ce sujet est claire, comme on ampute un membre gangrené pour sauver la personne, il faut, pour sauver l’ordre social, délivrer la société de son membre malade et par là même permettre également au coupable de se repentir ! (Vatican 2 ne le voit plus ainsi !) :
G Bernanos
Je crains que mon pays ne se laisse empoisonner par la honte, il n’y a rien de plus toxique que la honte, la honte ne se résorbe pas, il est indispensable de la rejeter, de la vomir. Que chaque français se mette un doigt dans la bouche ! il y a bien des manières de s’habituer à la honte, la meilleure est d’y penser sans cesse, de la remâcher, de la ruminer dans son cœur : nous sommes trahis, dites-vous. Eh bien si vous n’êtes pas en état d’exécuter les traitres, ne ruminez pas leur trahison. Leur trahison n’est rien, c’est notre honneur qu’il faut refaire !