« Au nom de la terre »(E Bergeon)

Virginie Vota explique la crise agricole

Jusqu’en 1789, le paysan n’avait pas besoin de Greta Thunberg pour savoir comment tracer son sillon droit, il vivait dans des communautés autonomes, il était relié à son village, et protégé par son Seigneur, son Eglise, sa terre…

En 1793, les révolutionnaires voulurent couper ce lien vital qui lui permettait de gagner le Ciel, pour le rendre dépendant des marchands du temple qui l’envoyèrent progressivement perdre son âme dans des tours et sa vie dans des usines …

La république récidiva en 1914, en envoyant mourir au champ d’honneur un million de paysans français qui croyaient sincèrement se battre pour défendre la terre de leurs ancêtres et pour l’amour qu’ils avaient d’elle !

En 1950 il n’étaient plus que 6 millions, c’était encore trop, il fallait éradiquer l’agriculture à papa qui heurtait les intérêts du grand capital !

Grâce aux dollars américains, on ringardisa le système, il fallut produire, exploiter, concentrer, artificialiser, mécaniser, remembrer, spécialiser, empoisonner …

Bilan ? les millions de fermes françaises ont disparu au profit de quelques gigantesques exploitations agricoles, la paysannerie est désormais technicisée, endettée jusqu’aux dents, les derniers exploitants sont les dhimmis de la finance internationale…et le consommateur mange de la m …

Dans la plus grande indifférence des politiques, des écolo-bobos qui préfèrent sauver la planète, et des media qui n’ont que mépris ou moquerie pour tout ce qui est enraciné, (agribashing), l’homme de la terre, pressurisé, ne peut plus vivre de son travail (20% d’entre eux n’a dégagé aucun revenu cette année) et les suicides sont légion (292 hommes, 80 femmes en 2018 ; 12% de plus que dans le reste de la population)

Du fond de leurs tombeaux les poilus/paysans attendent pourtant que le coq se réveille car la terre, elle, ne ment pas…ce film, au nom de la terre essaie d’éveiller les consciences endormies :

2 réflexions au sujet de « « Au nom de la terre »(E Bergeon) »

  1. Ping : La lente agonie des derniers paysans. | Chaque jour que Dieu fait

  2. Ping : Si la paysannerie meurt, la France mourra. | Chaque jour que Dieu fait

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